Association Française d’Anti-Aging
AccueilFRANCAIS
Dernière mise à jour :
samedi 10 janvier 2009





   
Brèves
Francophonie
jeudi 8 décembre
Le site de l’association est désormais accessible depuis 2 nouvelles adresses : www.afaa.be www.fsaam.be
AGE-GAGNANT
lundi 21 novembre
Découvrez le forum de discussion médecins-patients Cliquez ici
12 000 visiteurs
lundi 21 novembre

Le site FSAAM démarre très fort...

(Depuis son lancement, le 1er novembre 2005) le site FSAAM.COM a déjà enregistré plus de 12 000 visites.

Il compte encore peu de rédacteurs mais nous comptons sur vous pour enrichir son contenu par vos réfléxions et recherches sur la médecine anti-age d’aujourd’hui

la cellulite en 2009
Voir au format PDF
samedi 10 janvier 2009
par CLAUDE DALLE
nouvelles donnes sur la cellulite ?

La cellulite en 2009.

Etat des lieux d’un vieux concept tout neuf.

Le cellulite est un des maitres mots d’une consultation d’esthétique. L’ approche thérapeutique a suscité de nombreux traitements externes, et en déclenche toujours de nouveaux, avec de nouvelles idées, utilisant des techniques manuelles diverses, et l’aide des machines, pour prolonger le geste médical et tenter de l’optimiser. Cependant il est évident que la cellulite commence par des déséquilibres internes, des déréglements, constitués patiemment au cours du temps, et nous commençons à mieux en comprendre les mécanismes internes : c’est de ceux-ci dont je voudrai parler aujourd’hui. Il est certain que chaque médecin ou chirurgien esthétique peut aider son traitement externe, où il va jouer sur l’espace de la cellulite, et prolonger l’éfficacité de son geste, dans le temps, en cherchant à traiter le métabolisme de sa patiente, pour en éviter le retour, ou tout au moins le freiner.

Tout d’abord, rappelons que la cellulite est essentiellement un phénomène féminin, très sexe dépendant, comme nous allons le voir, car très lié à une hormone féminine, l’estrogène, et tout particulièrement l’estradiol.

De nombreuses hormones sont impliquées ; tout d’abord les ennemis.  Et bien sûr l’insuline, ou plutôt son excès ; on sait qu’elle est l’hormone du stockage non seulement des glucides, (il faut 4 gr d’eau pour absorber 1 gr de glucides...) mais aussi des acides aminés. C’est aussi malheureusement elle qui peut travailler en synergie avec l’estradiol, pour amplifier son action, favoriser la croissance cellulaire, les mitoses, et augmenter en plus le volume de la cellule. L’insuline et l’hormone de croissance sont de la même famille moléculaire, ont certains récepteurs en commun, et une trop grande quantité d’insuline enlève l’hormone de croissance de son récepteur pour prendre position et agir à sa place. Le résultat est alors très défavorable en terme de stockage ; plus de graisse, moins de muscles. On sait que notre stock de cellules graisseuses varie peu en nombre avec l’âge ; c’est le volume de chaque cellule qui peut varier. L’insuline est le moteur de cette accroissement de volume cytoplasmique.  L’estradiol ; surtout elle avant la ménopause, sécrétée par les ovaires, et l’estrone après la ménopause, mais venant principalement de la graisse elle-même. L’estradiol est une hormone orthosympatique, qui peut créer des tensions nerveuses, des modifications du comportement, et donc changer le comportement alimentaire, accroitre l’appétit. C’est aussi son déséquilibre par rapport à la progestérone qui est dangereux ; la progestérone est le valium naturel des femmes. C’est aussi une hormone diurétique, très nécessaire en deuxième partie de cycle, et très déclinante en préménopause. Dès cette préménopause, beaucoup de femmes commencent à accumuler de la cellulite par ce manque progressif de progestérone, surtout au moment des règles. L’estradiol est une hormone qui retient l’eau ; elle a donc besoin de son antidote naturel qu’est la progestérone, sinon elle favorise la cellulite. L’estradiol peut modifier la forme cellulaire, elle agit directement sur le squelette et l’architecture de la cellule. Tout femme avec par exemple un syndrome prémenstruel, aura tendance à fabriquer de la cellulite.

Les hormones amis :  L’hormone de croissance : on a vu son combat avec l’insuline. Pour profiter de notre hormone de croissance, pour la préserver, il existe quelques conseils à donner à nos patientes : Sachant que cette hormone est sécrétée en début de nuit, avec un pic conséquent, pour être efficace, il faut eviter les sucres le soir. En effet des études ont bien montré que la montée de la glycémie fait chuter en ½ h l’hormone de croissance, alors qu’une hypoglycémie légère la stimule. Donc pas de sucre au moins trois heures avant le coucher. D’autre part, certains acides aminés, comme l’arginine, à 10 gr, au coucher, déclenche un pic naturel.

L’exercice physique (trois à cinq heures par semaine) est un bon moyen de la préserver aussi, surtout avant 45 ans.  Les hormones thyroidiennes : pour de nombreuses raisons, l’hypothyroidie subclinique est très fréquemment rencontrée (vieillissement hypophysaire, baisse de métabolisme et modification des clearances des hormones, moins de récepteurs, mondre qualité de ceux-ci...). Une baisse d’hormones thyroidiennes veut dire un métabolisme ralenti, plus de rétention d’eau, moins d’énergie, moins de mouvement, plus de constipation, tendance dépressive... La thyroide est importante à équilibrer, parfois tout simplement par des cofacteurs aidant à produire les hormones, où la T3 joue un rôle central et capital.  Les androgènes ; Tout d’abord la Dhea, steroide très androgénique ; Qui joue un rôle dans la lutte contre l’insulinorésistance de manière très active, Hormone qui a aussi un rôle régulateur de l’appétit, en le diminuant. La testostérone ; elle empêche les dépots graisseux, c’est pourquoi il faut l’équilibrer le plus possible chez nos patientes, sachant que souvent la dhea sera suffisante pour amener assez de testosterone.

Il est important de dire que le manque de sommeil est dangereux : Car, non seulement il va faire baisser rapidement l’hormone de croissance, mais va aussi stimuler l’appetit, et déréguler les hormones anabolisantes, à la baisse.

Dernier point important, l’alimentation ; La stantard american diet (SAD)( !), favorise énormement la cellulite par l’apport massif de sucres à index glyc émique élevé, de graisses trans (graisses hyfrogénées ne donnant pas de satiété). Donc le conseil alimentaire est central et le message simple à délivrer.

La cellulite est donc multifactorielle, difficile à traiter ; Comment faire de la cellulite ? • cela passe par le déséquilibre alimentaire avec beaucoup plus d’insuline, donc de sucres rapides, surtout le soir, • plus de déséquilibre avec l’estradiol, moins de progestérone, • moins d’hormone de croissance, moins aussi de protéines, surtout pas de sport • moins de sommeil, ou très peu • pas de correction de la chute de Dhea • une testostérone très basse. Dr Claude DALLE Président de l’association française d’anti-aging.